Le modèle économique préliminaire déclare environ 6,8 milliards d'euros d'investissement. La donnée est intéressante, mais il ne faut pas la transformer en promesse de rendement tant que les flux de trésorerie, les sources de prix et l'analyse de sensibilité ne sont pas publiés.
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Les hypothèses déclarées
Le modèle préliminaire utilise des CAPEX unitaires compris entre 1 600 et 950 €/kWc en fonction de la taille, des OPEX annuels égaux à 1,21 TP3T du CAPEX, une assurance de 0,31 TP3T, une dépréciation de 0,51 TP3T par an, un WACC de 41 TP3T, une autoconsommation de 601 TP3T, une valeur de l'énergie autoconsommée de 180 €/MWh et une valeur de l'énergie injectée de 120 €/MWh.
Ce sont des hypothèses de scénario, et non des prix garantis. Elles doivent être datées et reliées à des sources. De plus, font défaut dans la documentation auditée le traitement de la TVA et de la fiscalité, les coûts de raccordement, la conception, les appels d'offres, le remplacement des onduleurs, l'indisponibilité, le curtailment et la valeur résiduelle.
Pourquoi la taille change l'économie
Un grand hôpital peut accueillir des centaines de kWp et bénéficier d'économies d'échelle. Une mairie de quelques dizaines de kWp supporte des coûts unitaires plus élevés. La productibilité locale a également un impact : à toit égal, le Centre-Sud peut produire plus d'énergie par an. Mais la rentabilité ne dépend pas seulement de l'ensoleillement : le profil de consommation, le prix évité, la capacité à injecter dans le réseau et la continuité opérationnelle comptent également.
Pourquoi le TRI, le LCOE et le délai de récupération sont suspendus
La version originale présentait le LCOE, le TRI et les temps de retour sur investissement par cluster. L'audit n'a pas pu les reproduire car les flux de trésorerie n'étaient pas disponibles. Par conséquent, ces valeurs ne sont pas utilisées comme recommandation d'investissement dans les articles. L'affirmation « VAN supérieure au double du capital » a été supprimée : même en supposant une VAN de 10 milliards et un CAPEX de 6,8 milliards, le ratio est d'environ 1,47, et non supérieur à deux.
Le modèle économique qui doit être publié
- sources et date de chaque coût unitaire ;
- flux de trésorerie annuel par cluster et agrégat;
- taux d'autoconsommation basé sur des profils horaires distincts ;
- scénarios sur les prix de l'énergie et la rémunération de l'injection;
- sensibilité au CAPEX, au WACC, à la dégradation et au remplacement des onduleurs;
- coûts de raccordement, conception, appel d'offres, assurance et maintenance ;
- traitement cohérent des impôts, de la TVA, des incitations et de la valeur résiduelle.
Comment lire aujourd'hui les 6,8 milliards
Le nombre doit être interprété comme l'ordre de grandeur produit par le modèle. Divisé par 5,68 GW, cela équivaut à environ 1 197 €/kWc en moyenne, une valeur compatible avec une combinaison de petites et grandes installations, mais insuffisante pour valider le budget. La vraie question n'est pas seulement « combien ça coûte », mais quels portefeuilles de bâtiments permettent de réduire les coûts de transaction et d'augmenter l'autoconsommation et la bancabilité.
Le potentiel industriel
Un gazoduc national pourrait être structuré par lots homogènes : hôpitaux, écoles de grande superficie, bâtiments administratifs et petites communes. Cela permettrait des cahiers des charges standard, des achats groupés, des contrats de maintenance et un financement de projet. La priorité économique définitive, cependant, doit suivre un modèle réplicable.








